Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
/ / /

INTERVENTION DE MAX VINCENT 18 avril 2012

Inauguration de la publication de l’ouvrage

« LE TOPONYME MONT D’OR »

de Michel GARNIER

 

 

Il y a souvent des discussions sur l’utilisation des mots LE MONT D’OR ou les MONTS D’OR.

LE MONT D’OR est le nom historique et sémantique du massif, on le retrouve bien dans le nom de nos communes.  Mais LES MONTS d’OR étaient souvent utilisés dans le langage courant, certainement en référence aux 7 Monts des Monts d’Or.  

La commission communication du syndicat mixte avait été saisie et avait tranché en considérant que les 2 noms pouvaient être utilisés et a ainsi conservé le nom de Syndicat Mixte des Monts d’Or.

 

Je me suis demandé ce qui avait poussé Michel à s’investir sur ce massif du Mont d’Or.

En fait Michel a toujours eu un goût prononcé pour  l’histoire,  la généalogie et un sens du partage :

+ lorsqu’il a fait ses études à Lyon un signe précurseur  annonçait déjà cette destinée, il fait une partie de ses études aux MINIMES au dessus de vestiges archéologiques qui seront découverts plus tard.

+ en classe de 1ère il devait faire un choix entre philosophie  ou mathématiques. Mais, en pleine guerre on manquait de professeur de mathématiques, il a choisi la section formation humanité.

+ avec des grand parents habitant à  Saint BONNET LE CHÂTEAU, perle du FOREZ riche en histoire, légendes et pierres mystérieuses, il  hérite de prés, de constructions en pierres sèches et des traditions druidiques du pays du FOREZ qui le poussent à approfondir et faire des recherches.

+ grâce aux récits d’une vieille dame qui avait reçue les confidences  d’un chef caravanier jusqu’en 1850 et de  cette vie de voyages pendant 10 ans, il se passionne pour l’histoire, les souvenirs familiaux, l’histoire des caravaniers.

 

Il fait ses études de droit à l’école supérieure de commerce et après une dizaine d’années  passées dans le secteur des dentelles tulles et broderies,  son sens du partage le conduit à s’investir dans la formation professionnelle avec la chambre de commerce et notamment  la création d’une association l’ADIF pour développer les nouvelles méthodes audiovisuelles.

En 1989 la suppression de la taxe d’apprentissage qui alimentait l’ADIF donne l’occasion à Michel de prendre sa retraite.

 

Cette nouvelle liberté va lui permettre de parcourir les Monts d’or, de s’investir dans la recherche et l’étude des richesses du Massif, mais aussi de participer activement à la création de l’association la vie en couleurs à Saint Didier avec la volonté de développer l’audiovisuel où tout était à créer.

 

C’est une retraite active qui le conduit également à la FDARR (Fédération Départementale des Retraités du Rhône), pendant 4 ans où il est déjà repéré comme personne ressource, par la mission écologie urbaine du Grand Lyon, pour la préparation du projet nature Mont d’Or de 1990 à 1992.

 La mise en œuvre du projet nature donnera naissance au syndicat mixte des Monts d’Or en 1996,  qui prendra la succession du syndicat intercommunal créé en 1984 par Claude Pillonel.

 

C’est d’ailleurs le groupe des Sentiers du Mont d’Or  de la FDARR qui a produit en 1982 une première brochure de 40 pages, intitulée Circuits pédestres des Garennes.  Devant son succès, elle sera enrichie et rééditée en 1983 sous le titre « Circuits des Garennes et des vieilles demeures »

C’est aussi cet esprit curieux, cette soif  de partage de Michel qui nous avait conduits en 1992,  à utiliser les talents  de Michel pour la réalisation du premier topoguide édité par le syndicat des Monts d’Or « A la découverte des Monts d’Or ».

Au travers des encarts appelés « Observations d’un promeneur curieux » et des pages d’explications sur les richesses du territoire  nous pouvons retrouver des informations qui figuraient dans les brochures de la FDARR.

 

La construction du projet de territoire pour le massif des Monts d’Or apparaît ainsi comme une succession d’initiatives et de relais au fil des ans, que Michel retrace jusqu’en 2001, dans la postface du tome 3 de ses publications :

+ dans les années 50 la priorité était donné à la reconstruction. Le massif apparaissait sans histoire, sans force, sans unité avec des communes aux objectifs différents, un éclatement en 2 cantons, la ville au sud et la campagne au nord,  et un passé de paysan rejeté par les générations nouvelles.

+ dans les années 70 une nouvelle dynamique apparaît avec de jeunes retraités issus de vieilles familles enracinées qui décident d’approfondir la connaissance de cette terre qui les a vu naître et de faire connaître cette richesse. Ils décident d’identifier des circuits de promenade, d’expliquer la faune, la flore, le relief, les constructions en pierres sèches,

+ dans les années 80 la FDARR édite la première brochure sur le massif. C’est à cette période que les premiers travaux de restauration d’ouvrages en pierre sèche furent réalisés avec Dominique VINOT, aujourd’hui décédé, qui était spécialiste de la pierre. A l’époque, comme souvent pour les précurseurs, cette activité de restauration de ruines apparaissait dérisoire pour beaucoup.

+ en 1984 le syndicat intercommunal des Monts d’Or qui comportait alors 9 communes était créé, et nombre de croix, lavoirs, … ont été restaurés

+ en 1992 le projet nature Mont d’Or voit le jour à l’initiative de la mission écologie urbaine du Grand Lyon en étroite liaison avec la mission environnement du Département. Il est le fruit d’une large concertation avec les acteurs locaux (agriculteurs, chasseurs, associations de protection de la nature, associations pour la valorisation du patrimoine, FDARR, …). Il verra la publication du topoguide Monts d’Or, la création dans un premier temps de 135 km d’itinéraires balisés, la mise en place d’un plan de gestion de la qualité des espaces naturels et agricoles ainsi que les premières conventions signées avec les agriculteurs et associations de chasse.

+ en 1995 une charte d’objectif est rédigée pour les espaces naturels et agricoles. Elle résulte de l’expérience acquise sur les Monts d’Or. Elle est approuvée en, 1996 par 11 communes des Monts d’Or, le Grand  Lyon et le Département qui se réunissent en un syndicat mixte pour mettre en œuvre ce projet de territoire.

+ depuis 1996 les objectifs de la charte des Monts d’Or sont poursuivis patiemment avec détermination. Un blog a été créé début 2012 pour permettre de mieux comprendre l’action de fond, menée par l’ensemble des acteurs, qui dépasse largement la durée des mandats électoraux.

 

Le plus grand danger que courent désormais les Monts d’Or est lié à un phénomène de société, avec une perception des espaces naturels et agricoles comme espace de loisir à consommer.

 

Nous somme passés d’une vision d’espace en déprise dans les années 50, à une vision de réserve foncière d’urbanisation future jusqu’en 1990, puis à une vision urbaine d’espaces en creux face aux espaces construits dans les années 90 et maintenant à une vision loisir tourisme.

 

L’enjeu des années à venir, outre la pérennisation des activités agricoles, sera de faire reconnaître et respecter les espaces naturels et agricoles d’abord comme des espaces de production agricoles, forestiers et de biodiversité.

 

Dans les années 1970 il fallait retrouver l’âme du territoire, c’est ce qu’ont su initier nos prédécesseurs et que nous avons amplifié.

Dans les années 2010-2020, face à une multitude de projets de valorisation ou d’utilisation il va falloir réapprendre la notion de respect du territoire et des acteurs qui font réellement cette qualité.  Il va falloir amener ces consommateurs de qualité d’espace à réfléchir différemment en les interpellant sur leur contribution réelle à cette qualité.

 

Les ouvrages de Michel GARNIER constituent une véritable mémoire des Monts d’Or et un lien fort entre le présent et l’avenir, qui peuvent contribuer à rendre la sagesse à de nombreuses « brebis égarées » dans une vision égocentrique de court terme.

 

Ses racines foreziennes, sa passion pour l’histoire, les souvenir familiaux, l’histoire des caravaniers,  des qanats (tunnels souterrains ancestraux) pour intercepter et ramener l’eau souterraine en surface,  et le petit coup de pouce de la disparition d’une taxe d’apprentissage  qui pousse Michel à prendre sa retraite sont autant de circonstances qui l’ont conduit à étudier notre massif du Mont d’or lyonnais.

 

Il ne cessera de chercher, parcourir les Monts d’Or. Il rencontre Jean BURDY, spécialiste des aqueducs, sur le terrain et publie au fil du temps :

+ un premier ouvrage « SOUTERRAINS ET CAPTAGES TRADITIONNELS »  en 1993, réalisé en lien avec Philippe RENAULT spécialiste des travaux en sous sols.

+ puis viendront 3 tomes de carriers et carrières entre mai 1993 et décembre 2001

·  le tome 1 traite de l’extraction de la pierre, de la modification des sites par l’extraction, des villages, chemins et communes

·  le tome 2 nous retrace la vie des carriers, la construction des ouvrages en pierres sèches (tunnels de carriers, cabornes, murs en pierres sèches, ..)  et des ouvrages pour l’eau (galeries souterraines et réseau de puits, aqueduc romain, …)

·  le tome 3 s’intéresse aux symboles,  marques et inscriptions gravées dans la pierre  qui témoignent d’une histoire

+ aujourd’hui c’est un ouvrage qui tenait à  cœur à Michel sur le toponyme Mont d’Or qui est publié.  

 

Au travers de l’étude des origines du nom Mont d’Or  cet ouvrage est aussi une forme de synthèse de l’ensemble des publications  de Michel.

 

Le syndicat mixte des Monts d’Or a signé une convention avec Michel qui met gratuitement à disposition tous ses ouvrages. Le syndicat mixte est devenu l’éditeur de Michel.

Ses ouvrages ont été scannés et sont téléchargeables à partir du BLOG ou du site internet du syndicat mixte.

 

Je voulais très sincèrement, au nom de tous, remercier Michel pour son investissement, sa passion, son sens du partage. Au nom du Département  je remets à Michel la médaille du Département du Rhône qui honore les personnes qui se sont investies pour l’intérêt général dans notre Département.

Je voulais associer Marie qui a apporté sa contribution discrète en accompagnant Michel  et en réalisant notamment des illustrations pour ces ouvrages.

 

Enfin et pour clore cette intervention, les liens pour le téléchargement gratuit de tous ces ouvrages ont été créé sur le blog du Syndicat Mixte des Monts d’Or.

 

Merci à tous

 

 

MAX VINCENT

Président du Syndicat Mixte des Monts d’Or

 

 

LES LIENS POUR TELECHARGEMENT

Partager cette page
Repost0

Produits fermiers MONTS D'OR

Recherche

Charte des Monts d'Or

La charte des Monts d'Or, fruit de l'expérience et d'une large concertation a été approuvée par les communes, le Département du Rhône, le Grand Lyon en 1996.

 

Cette charte d'objectif pour les espaces naturels et agricoles, volontairement synthétique, couvre 8 domaines d'intervention

 

   - connaitre pour mieux gérer 

   - favoriser le maintien de l'agriculture

   - préserver, gérer, restaurer le patrimoine existant

   - favoriser l'accueil du public - contrôler la fréquentation 

   - favoriser les actions à caractère pédagogique 

   - assurer une présence permanente sur le site

   - coordonner les intervention foncières pour maîtriser l'évolution du territoire

   - améliorer la maîtrise qualitative du développement urbain

Archives

Les ouvrages de Michel GARNIER

Carriers, carriéres, galeries souterraines, cabornes, murs en pierrres sèches, recherches sur le Mont d'Or lyonnais ....toutes les publications de Michel GARNIER sont disponibles ici en téléchargement

Conseil syndical

La prochaine réunion du conseil syndical se tiendra le mercredi 25 mars 2015  à 19 h dans la salle du conseil de la mairie de Limonest, siège du syndicat mixte des Monts d'Or.